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histoire | L’assainissement à la Métropole de Lyon

L’assainissement à la Métropole de Lyon

L’empire romain

C’est au VIème avant JC sous l’empire romain qu’a été construit le premier égout, à Rome, le cloaca maxima. Il recevait les eaux de pluie et les eaux usées de Rome et les déversait dans le Tibre. Malgré les techniques innovantes pour l’époque, les égouts de Rome étaient connus pour leur insalubrité et leurs odeurs nauséabondes.
A Lyon, quelques égouts antiques ont été découverts notamment sur la colline Fourvière et celle de la croix-rousse afin d’acheminer les eaux usées dans la Saône. Des latrines publiques ont été également retrouvées.

De l’empire romain à l’ère contemporaine

Au Moyen-Âge, les systèmes d’évacuation des eaux sales mis au point par les Romains, ne sont plus utilisés.Retour ligne automatique
Cependant, les communautés religieuses n’en ignorent pas les principes :
• Abbaye de Cluny : équipée d’un réseau d’égouts très perfectionné.
Les notions de salubrité étaient souvent négligées. Saleté et odeurs putrides régnaient alors dans les rues. Une minorité de maisons disposaient d’une fosse, qui devait être régulièrement vidangée. Mais dans la plupart des cas, la technique la plus utilisée était celle du « tout à la rue ». Les pots de chambre étaient ainsi tout simplement vidés par les fenêtres directement dans les rues. Ces eaux sales jetées s’infiltraient, fermentaient, se décomposaient, produisant des boues pestilentielles. Tout cela était sans compter sur les activités urbaines et artisanales ! Les rejets des tanneurs, des teinturiers mais aussi des bouchers, des poissonniers stagnaient dans les rues, en attendant que la pluie les emporte.
Dans les grandes villes comme Lyon, des égouts ou de simples rigoles étaient utilisés pour rejeter l’eau usée des collines directement dans la Saône.
Mais cette eau était également celle que les habitants buvaient.
Plusieurs épidémies de peste, de choléra et de typhus se déclaraient et tueront des centaines de milliers de personnes à travers l’Europe.
En 1854, l’anglais John Snow découvre la véritable origine des épidémies de choléra qui sévissent à Londres : les eaux usées stagnantes.
Des égouts sont alors rénovés et construits afin d’évacuer les eaux usées des habitations loin de la ville.
En France, l’impulsion est donnée par le préfet de la Seine, le baron Haussmann. Sous le Second Empire, il entreprit d’équiper Paris d’un réseau complet d’égouts et d’évacuer.

La dépollution des eaux usées : une préoccupation récente

A partir de 1920, les scientifiques étudient la décomposition et découvrent que certains organismes dans le milieu aquatique ont des capacités épuratrices.

Ce n’est que dans les années 1960 que la première loi sur l’eau en 1964 apparaît et que les premières stations d’épuration voient le jour.
Actuellement les 12 stations d’épurations de la Métropole ont toutes été reconstruite, rénovées ou construites récemment pour palier à l’augmentation des eaux usées de par l’augmentation de la population et des nouvelles normes de rejet.

Par exemple, la station d’épuration à Jonage construite dans les années 60 a été entièrement démolli et reconstruite en 2007.
La station la plus récente est celle de la Feyssine à Vaulx-en-Velin mise en service 2011.

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